Saturday, September 19, 2009

Armes Militaria Magazine Hs 21


Après la rupture du front français dans les Ardennes, le haut commandement français comprend aussitôt la menace et décide de rappeler la 7 armée de Belgique afin de la placer sur la haute Somme. Le général Frère, qui en prend le commandement, est chargé d'empêcher une attaque allemande en direction de Paris. Le 17 mai, celui-ci se rend à Amiens et la situation qu'il découvre n'est pas encourageante : la 9 armée, ou plutôt ce qui en reste, a été rejetée vers le nord et combat aux alentours de la forêt de Mormal. Au sud. la 6 armée du général Touchon, jusque là maintenue en réserve, est en cours d'engagement sur les rives de I'Ailette. en arrière de Laon. Entre ces deux secteurs s'étend une brèche importante, où l'ennemi avance sans rencontrer de résistance. Les Allemands sont aux environs de Saint-Quentin. Le lendemain, ils entrent dans Péronne vers midi, tandis qu'au nord, le Cateau tombe et Cambrai est soudain en première ligne.

Armes Militaria Magazine Hs 16


Or, les renforts et le ravitaillement arrivent difficilement jusqu'aux premières lignes germano-italiennes, en raison des pertes subies en Méditerranée par les cargos et aussi parce que l'effort fait en Allemagne pour l'Afrikakorps est sans commune mesure avec celui consenti pour le front de l'Est. Mais Rommel n'a guère le choix. Il compte attaquer le sud du dispositif de Montgomery, qui est moins bien défendu, puis marcher vers la mer en encerclant le gros des forces britanniques, le réduire, puis foncer sur Alexandrie. La marche d'approche s'effectuera de nuit, par pleine lune, de telle sorte qu'il est nécessaire d'attendre le moment propice, à la fin du mois d'août 1942. Pour cette manœuvre, il a besoin que 6 000 tonnes d'essence et 2 500 tonnes de munitions arrivent à Tobrouk avant la fin du mois. Les Italiens envoient sept bateaux, transportant 10 000 litres d'essence (moitié pour la Luftwaffe, moitié pour l'Afrikakorps), mais quatre d'entre eux sont coulés pendant le voyage. Le 29 août, seulement 1 500 tonnes d'essence pour l'armée sont arrivées à Tobrouk et plus de 2 400 pour la Luftwaffe. La jalousie entre la Heer et l'armée de l'air est particulièrement aigùe. En ce qui concerne les munitions, Rommel dispose environ de la moitié de la quantité demandée. C'est insuffisant, mais il faut attaquer coûte que coûte à la fin du mois. Pour aggraver encore la situation, Rommel est malade de l'estomac, à tel point qu'il demande le 22 août à I'OKW de le remplacer pour la bataille qui se prépare. Il demande Gude-rian, mais l'OKW lui répond qu'aucun général de la Panzerwaffe n'est disponible, et propose plutôt que Kesselring prenne le commandement général sur le front africain, avec Nehring comme chef de la Panze-rarmee et von Vaerst comme commandant du DAK.

Wednesday, September 16, 2009

Armes Militaria Magazine Hs 13


Pour contre-balancer cette déficience en matériel et surtout en munitions, les Américains disposent néanmoins de deux cartes maîtresses : la supériorité aérien-ne totale et le soutien crucial de la flotte. Ceci permet d'empêcher les Allemands de se ressaisir, pendant que les travaux d'organisation de la tète de pont battent leur plein. Il faut d'abord réduire les dernières poches de résistance ennemies dans le secteur d'Omaha, dégager les plages de leurs nombreux obstacles (un tiers seulement d'Omaha Beach est nettoyé au matin du 7 juin), puis ouvrir des dégagements pour le trafic automobile et installer de grands parcs à véhicules à l'intérieur des terres. Quant aux troupes de première ligne, elles doivent reprendre l'offensive pour ne laisser aucun répit à l'ennemi. Dans le secteur du 5th Corps (Omaha Beach), cette besogne est d'autant plus difficile que les deux régiments d'assaut ont été décimés, épuisés et mélanges durant les très durs combats de la veille.

Tuesday, September 15, 2009

Armes Militaria Magazine Hs 11


Rommel décrit avec optimisme la situation de l'Afri-kakorps après la bataille de Tobrouk : «Notre victoire de Tobrouk nous avait coûté cher. Les semaines de dure bataille contre un ennemi supérieur en effectifs et en matériel avaient marqué mes troupes. A présent, toutefois, grâce à un butin considérable — munitions, carburant, ravitaillement, matériel militaire de toute sorte — nous pouvions nous refaire, une fois de plus, en vue d'une nouvelle offensive (...) Je voulais à tout prix empêcher les Britanniques de se rétablir sur un nouveau front, grâce à des formations nouvelles venant du Proche-Orient (...) Nous voulions donc surprendre la 8th Army par une attaque-éclair et la contraindre à la bataille avant qu'elle ait pu recevoir des renforts du Moyen-Orient. Au cas où nous réussirions à détruire les restes en mauvais état qui avaient échappé à la bataille de Marmarique, ainsi que les deux divisions d'infanterie intactes déjà mentionnées — ce qui n'était nullement impossible — il ne resterait rien aux Britanniques pour nous fermer l'Egypte ou arrêter notre avance sur Alexandrie et le canal de Suez.»