Monday, September 14, 2009

Armes Militaria Magazine Hs 10


Après la victoire de Normandie, les Alliés se laissent envahir par un optimisme que les faits semblent confirmer. Partie des rives de la Seine le 31 août, la 11th Armoured Division atteint Anvers te 4 septembre 1944f ayant parcouru 400 kilomètres en cinq jours, en libérant tout l'ancien champ de bataille de la Première Guerre mondiale : Amiens. Arras et Lille, puis Ypres et la Flandre. L'armée allemande s'est purement et simplement volatilisée. Ce n'est plus le repli en bon ordre des armées de Ludendorff en 1918, mais la pire déroute imaginable. Les succès américains ne sont pas moins brillants. Après sa percée du 7 août à Avranches. Patton a lancé sa 3rd Army jusqu'au cœur de ia France, libérant Orléans puis Troyes en quelques jours. Le 11 septembre, les troupes débarquées en Provence ont fait leur jonction avec celles de Normandie. près de Vesoul. Et enfin, le 14 septembre 1944, les Alliés sont sur le cours inférieur de la Meuse, la Belgique est libérée intégralement et la frontière allemande est franchie au sud d'Aix-la-Chapelle. La victoire est complète et les Français, qui viennent d'être libérés commencent déjà à oublier une guerre qui se poursuit loin vers l'est. Pour eux, comme pour de nombreux chefs alliés, tout laisse à croire qu'elle sera finie avant la fin de Tannée.

Friday, September 11, 2009

Armes Militaria Magazine Hs 08


Le canon de 47, autre arme belge de très grande qualité, tant par sa précision que par ses performances balistiques (aucun blindage de l'époque ne résistait à son obus de rupture) disposait d'un mode de traction tout terrain grâce à ses chenillettes (...) Points faibles que j'eus l'occasion de constater pendant la campagne : tout d'abord, ses dimensions en faisaient une cible de choix au contact de l'ennemi, son camouflage étant malaisé. Ensuite, sa mise en batterie demandait trop de temps, car l'arme tirait sur plate-forme, les roues préalablement relevées du sol à l'aide de leviers.» On notera que le mortier de l'armée belge n'est autre que le petit minenwerier allemand du premier conflit mondial, une arme idéale pour la guerre de tranchées, mais bien lourde et encombrante pour la guerre de mouvement. Quant à son successeur, le Mo 76 FRC (Fonderie royale des canons), il n'est qu'une amélioration du 76 allemand, tout aussi lourd. Au niveau de l'artillerie, l'armée belge souffre d'une faiblesse due à la multiplicité des modèles. Ainsi, la DCA « comprend des matériels de 75 anciens (de cinq modèles différents, dont trois de 88 allemands retu-bés), et deux matériels modernes », le 40 Bofors et le 94 Vickers.

Armes Militaria Magazine Hs 06


Dès son arrivée au Caire, Auchinleck commence la préparation de sa future offensive qui doit effacer la désastreuse impression de l'opération Battleaxe. Pour cela, il veut avant tout prendre son temps. Il s'est vite rendu compte que l'échec de Wavell était principalement dû à la précipitation en quelque sorte imposée par les pressions de Churchill. Cette fois, l'opération sera préparée dans ses moindres détails et les hommes seront convenablement entraînés. Auchinleck jouit d'un immense avantage sur Wavell : il dispose de la confiance du premier ministre. Son autre atout est de savoir qu'il va pouvoir bénéficier sous peu de l'aide américaine en matériel. En effet, les premiers chars légers M3 doivent arriver en Egypte à la fin de l'été 1941, ce qui va permettre de disposer de réserves suffisantes pour une offensive de grande envergure. En outre, les usines anglaises fournissent aussi du matériel en nombre, principalement un nouveau char d'infanterie, le Valentine, qui commence à remplacer le Matilda, trop lent pour espérer échapper aux canons antichars allemands. Le Valentine, lui, possède une vitesse supérieure, quoiqu'encore nettement insuffisante, mais il est surtout d'une robustesse à toute épreuve, ce qui est loin d'être le cas du nouveau Cruiser tank qui arrive aussi en quantité, le Crusader.

Armes Militaria Magazine Hs 02


Ainsi, les Canadiens combattent au sein de divisions totalement calquées sur le modèle britannique, ce qui est parfaitement logique pour une nation du Common-wealth. Au vu des circonstances, il est également normal que la 1re division blindée polonaise soit du modèle anglais, puisque c'est dans ce pays que se sont réfugiés les combattants polonais après le désastre de septembre 1939 et la chute de la France, en juin 1940. La 2e division blindée française, quant à elle, a été formée en Afrique du Nord à partir des éléments de la colonne mobile Leclerc. Ce sont les Etats-Unis qui ont fourni la totalité du matériel, comme dans le cas de la plupart des divisions françaises constituées à partir de 1943 en AFN. Il est donc tout naturel que l'organisation de la division soit du modèle américain. Ainsi, avant le débarquement, deux grands types de divisions blindées existent dans ia coalition commandée par le général Eisenhower. Mais ni l'armée américaine, ni l'armée britannique ne sont totalement homogènes dans la composition de leurs unités blindées. Chez les Américains, deux réorganisations importantes de l'arme blindée ont vu la création tout d'abord de divisions dites lourdes en 1942, puis de divisions légères, en 1943. Et sur les six Armored Divisions qui vont combattre en Normandie, deux sont du premier type et quatre du second.