Saturday, February 13, 2010

Wing Masters No.14


Tout au long des années cinquante, les combats de Corée, le déroulement des guerres d'indépendance des colonies européennes et le développement de guérillas pro-communistes dans plusieurs pays du Tiers-monde invitent les états majors à concevoir un appareil rustique et capable d'effectuer des reconnaissances armées ou l'appui-feu de troupes engagées par des assaillants ou des guérillas dépourvues de défenses air-sol perfectionnées et de couverture aérienne. Ces missions sont longtemps confiées à des avions d'observation légers (Stinson L4 et L5, Cessna 0-1), des appareils d'entraînement armés (T-6 ou T-28), ou des bombardiers déclassés (B-26) disponibles en grand nombre. Mais en 1959, l'US Marine Corps lance l'étude d'un LLMVA (avion d'attaque très léger des Marines) d'observation et d'attaque, surpassant en maniabilité et vitesse le Cessna 0-1C et suffisamment armé pour escorter les voilures tournantes lors d'assauts héliportés.

Friday, February 12, 2010

Wing Masters No.70


Cette nouvelle collection devrait remporter un certain succès auprès du petit monde des maquettistes. En effet, ce petit recueil de 30 pages propose de fournir des informations concises, mais précises à propos d'un sujet bien ciblé. Les amateurs d'aéronautique, maquettistes ou non, mais habitués aux monographies pointues, trouveront sans doute que cet ouvrage, par sa façon d'aborder le sujet, s'adresse plus particulièrement au profane désirant parfaire son érudition, ce qui est un peu vrai. Toujours est-il que l'intention est bonne. Les premiers chapitres sont consacrés à la genèse et au développement de l'appareil, son utilisation opérationnelle, les différentes versions construites et, enfin, son utilisation sous d'autres couleurs. Viennent ensuite des annexes concernant les caractéristiques techniques, la liste des « sériais » pour chaque version et, pour finir, une liste des fabricants ayant édité le sujet en maquette, les décalcomanies et les accessoires. Le texte est ponctué de photographies noir et blanc de bonne qualité, de profils et d'illustration en couleurs représentant le tableau de bord, sans oublier un écorché de l'appareil en double page centrale. En conclusion, un petit ouvrage sans prétention qui pourra se révéler utile à beaucoup d'entre nous, et plus particulièrement à ceux ayant récemment contracté le virus de notre hobby et désireux de se procurer une documentation peu onéreuse, mais de qualité, avant d'aborder des lectures plus complètes. Par Malcom Lowe. Édité par Publishing Solutions. En anglais. 32 pages. Format 21 x 29,7 cm.

Thursday, February 11, 2010

Wing Masters No.71


Ce nouveau recueil de l'éditeur Marines Éditions s'adresse à une clientèle très ciblée, constituée par les amateurs de machines volantes du tout début de l'aviation. Lorsque nous disons « tout début », c'est à bon escient, car pour cette poignée d'aficionados, les aéronefs de la Grande Guerre constituent déjà l'époque moderne de l'aviation ! Cet ouvrage nous sert de « petite piqûre de rappel » chargée d'un sérum nous ramenant à une réalité que nous avons oubliée, à savoir que les monstres du transport civil nous projetant aujourd'hui en n'importe quel coin du monde en quelques heures ou les redoutables machines de guerre stationnées en de milliers de points à travers ce bas monde sont issus des facéties et autres élucubrations dues à de nombreux « illuminés », artisans, ingénieurs ou encore inventeurs, dont la seule obsession était de donner une consistance réelle à la légende d'Icare. La riche iconographie consiste principalement en reproductions (d'excellente qualité...) de cartes postales, éditions très en vogue à l'époque, accompagnées de textes volontairement réduits à la portion congrue. N'oublions pas que le but de cette collection est d'offrir un album d'images, sans autres prétentions.

Wednesday, February 10, 2010

Wing Masters No.60


Le second volume est consacré à un appareil, certes, célèbre, mais dont la couverture par la littérature spécialisée a bénéficié de bien moins d'attention que certains appareils de l'empire du Royaume-Uni, et a suscité encore moins d'intérêt que d'autres appartenant à l'empire allemand et cités plus haut. C'est donc avec la plus profonde satisfaction que nous avons accueilli cette étude menée par l'un des meilleurs spécialistes de cette période, Norman Franks, un historien à qui nous devons une pléthore d'ouvrages rigoureux traitant du thème difficile, et sujet à controverse, que constitue l'aéronautique de la Grande Guerre. Avec le Sopwith Camel, le Royal Air Factory SE 5 demeure l'un des chasseurs les plus représentatifs du Royaume-Uni. Cet appareil aux lignes si caractéristiques fut la monture à bord de laquelle de nombreux pilotes accédérent au statut enviable d'as. En effet, c'est une centaine d'hommes, environ, qui obtinrent cette distinction, partant du score minimum de cinq victoires requises jusqu'à des tableaux de chasse impressionnants recensant plus de vingt ou cinquante appareils, pour certains. Le SE 5 sera intégré au sein de très nombreux Squadrons, parmi les plus importants, et c'est l'historique de quelques-uns de ces derniers, accompagné, comme toujours, d'anecdotes qui nous est narré ici. De nombreuses photos de leurs pilotes, parmi les plus célèbres ou représentatifs, illustrent le propos, sans oublier les incontournables et jolis profils en couleurs (plus d'une trentaine) associés, pour plusieurs d'entre eux, d'une vue de dessus, lorsque la décoration comporte une caractéristique quelconque.